Quelques voix d’ici et d’ailleurs, pour dire l’exil.

Un modeste voyage poétique au fil des mots de poètes exilés qui racontent le départ, l’arrachement, la solitude…

De vive voix, pour réchauffer entre nos mains et au creux de nos gorges, les paroles gelées, et les rendre à leurs couleurs rythmées.

« Lors nous jeta sur le tillac pleines mains de paroles gelées, et semblaient dragée perlée de diverses couleurs. Nous y vîmes des mots de gueule, des mots de sinople, des mots d’azur, des mots de sable, des mots dorés, lesquels une fois échauffés entre nos mains fondaient, comme neiges, et les oyons réellement ».  Rabelais, Quart Livre.Les extraits, dans l’ordre dans lequel ils ont été lus :

  • Tahar Ben Jelloun, extraits de La réclusion solitaire, Paris, 1976.
  • Joachim Du Bellay, Sonnets 19 et 31, Les regrets ; élégie 7 ; 1e édition 1558.
  • Nazim Hikmet, « Peut-être ma dernière lettre à Memet », « Les Heures de Prague », « Sofia », in Anthologie poétique, traduction Hasan Gureh, 1982.
  • Mahmoud Darwich, « Et la terre se transmet comme la langue », in Au dernier soir sur cette terre, traduction Elias Sanbar, 1994 pour la traduction française.
  • Aimé Césaire, extraits de Cahier d’un retour au pays natal, 1e édition 1939.

Les musiques :

  • Les Têtes Raides, « Le cœur a sa mémoire », in Chamboultou, 1998.
  • L’Arpeggiata, Christina Pluhar, « Thalassa lypisou », in Mediterraneo, 2013. Chant traditionnel grec.
  • Mariza, « Caravelas », in Fado Curvo, 2003.

Visuel : Dominique Tafani

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