Pour cette dernière émissions de l’année, nos détectives ne se sont rien épargnés et se sont rendus avec courage dans les salles obscures pour aller y voir le dernier Astérix, Night Call et L’Incomprise, mais aussi Mercuriales, White God, God Help The Girl et Les Ascensions de Werner Herzog. De très nombreux débats et chroniques en un temps limité ! Nos détectives feront la lumière entre les films presque parfaits et ceux qui sont presque mauvais.

Tous les quinze jours, une équipe de détectives aguerri·e·s fera toute la lumière sur les sorties cinéma. Cette semaine, pour notre plus grand plaisir, nous nous retrouvons en grand nombre dans le studio ! N’hésitez pas à nous faire savoir ce que vous avez pensé des films chroniqués en laissant un commentaire, car nous avons une section de courrier des lectrices/teurs !

La fin de l’année approchant, nous préparons une émission dédiée aux meilleurs films de 2014. N’hésitez pas à laisser vos tops de l’année en commentant ci-dessous !

Films chroniqués cette semaine :
– ASTERIX : LE DOMAINE DES DIEUX, d’Alexandre Astier et de Louis Clichy
– NIGHT CALL, d’Alan Gilroy
– MERCURIALES, de Virgile Vernier
– L’INCOMPRISE, d’Asia Argento
– WHITE GOD, de Kornél Mundruczó

Pierre et Gabriel vous feront un court compte-rendu de, respectivement, God Help The Girl de Stuart Murdoch et de Les Ascensions de Werner Herzog de Werner Herzog.

La prochaine émission aura lieu à 21 heures, le 8 décembre : on espère vous retrouver en direct ! Aidez-nous à choisir entre ces différents films en nous laissant un commentaire ou via notre Facebook ou sur Twitter @TrENSmissions :

Films au programme de la semaine prochaine :
– EXODUS: GODS AND KINGS, de Ridley Scott
– DUMB AND DUMBER 2 des frères Farrely
– WHIPLASH, de Damien Chazelle
– PASOLINI, d’Abel Ferrara
– GABY BABY DOLL, de Sophie Letourneur

Un grand merci aux détectives de cette semaine :
– Pierre Folliet
– Mathias Viallet
– Alice Ourliac
– Emma Alluyn

Conception et production : Gabriel Alcaras

Régie : Raphaël Saint-Jalm

Crédits :
« Walk Like You’re Brand New », Learning Music Monthly, Licence Creative Commons, remixé pour l’occasion.

Déjà 1 réaction à cette émission !

Léonard

Me revoilà !

Je vais essayer de faire concis cette fois, je ne suis pas au travail, je n’ai pas de temps à occuper…

Globalement je suis plutôt d’accord avec ce qui a été dit sur les films que j’ai pu voir : d’acord avec Pierre sur Nightcrawler et avec tout le monde sur White God (avec un bémol).

Pour Nightcrawler, outre le fait que j’ai peut-être été influencé par le marketing français, j’ai vraiment eu à plusieurs moments du film (notamment les scènes de voitures) de voir des références à Drive, ce qui m’a pour le coup énervé.
Pour le reste je suis assez d’accord avec Pierre sur l’analyse du film en particulier sur la grosseur des ficelles. Voire des câbles. Jacky fait vraiment une performance remarquable mais je trouve que son personnage manque cruellement de nuances et de profondeur. Ce qu’on voit de lui dans la première scène c’est ce qu’on verra de lui dans tout le film. Il n’y a à mon sens pas d’évolution du personnage. Il trouve quelque chose qu’il arrive à faire donc le rapport de force autour de lui change (entre la scène du dépôt de métaux et la scène du restaurant) mais son comportement, sa philosophie reste la même d’un bout à l’autre. Du coup y’a vraiment l’effet « film à thèse », pas tant sur la critique des médias (sans subtilité et avec les câbles du Golden Gate) mais sur le personnage. Et en fait personne ne change jamais dans ce film.
Et au passage, il contraint sa boss à coucher avec lui par chantage. Alors certes, ça montre qu’il gère sa vie personnelle comme il gère son business, mais j’aurai bien aimé que les scénaristes soient un peu plus inventifs qu’en le faisant obtenir du sexe par chantage.
J’ai vue la vidéo d’Anita Sarkeesian : Women as Background Decoration (Part 2) tout à l’heure (visible ici : http://www.feministfrequency.com/2014/08/women-as-background-decoration-part-2/#more-20630) et cette citation m’a semblé très pertinente :
« So in addition to helping paint a gritty picture for the rest of the game experience, this kind of sexualized violence against inessential female characters is exploited by developers as a sort of cheap one-note character development for the “bad guys”. »
La vidéo est excellente et comporte de bons indicateurs pour critiquer cette scène du film en particulier qui, vous l’aurez compris, a définitivement cassé le truc : on est passé du portrait de sociopathe un peu gros à carrément des facilité de evilness.

Pour White God, j’ai peut-être moins de choses à dire puisque j’ai trouvé que vos critiques recouvraient très bien ce que j’avais ressenti : le passage de Belle et Sébastien chiant à un gros revenge movie social empruntant des codes au slasher a été un vrai ascenseur à satisfaction quand j’avais vu ce film, passant très vite d’un ennui profond mais poli à une certaine jouissance. J’aurais tout de même une très grosse réserve sur la fin. [ATTENTION SPOILERS] Pour moi la fin est assez méprisable. Effectivement, tout le film semble une métaphore de la Hongrie notionaliste actuelle, mais quand les opprimés se révolte, la morale de la fin c’est « jouez leur un peu de trompette et montrez leur juste le minimum d’amour et tout se passera bien ». Je trouve ça hyper condescendant et pas du tout révolutionnaire (hello charité). Du coup j’ai l’impression que le message du film c’est : si vous voulez opprimer des population, trouvez un juste milieux pour qu’elles soient suffisamment dociles pour ne pas se révolter, ensuite vous pourrez continuer à vivre tranquillement.

Voilà, that’s all folks. ;-)
– See more at: http://www.trensmissions.ens.fr/wordpress/le-film-etait-presque-parfait-6-night-call/#comment-2771

Comments are closed.