Aujourd’hui, deuxième temps de notre cycle sur le progrès : un parcours dans l’œuvre de Kant, et l’examen d’une décennie de textes dont les buts sont souvent différents, les motivations théoriques très diverses, et qui ne thématisent donc pas le progrès de la même manière.

Utopie, nécessité de l’histoire, horizon régulateur ou prédiction autoréalisatrice ? Le progrès se dit en plusieurs sens chez Kant, selon qu’il soit métaphysique, moral, ou politique. Mais il se développe à chaque fois comme la réalisation d’une aptitude qui caractérise l’homme en propre, un homme traversé de tensions entre Bien et Mal, et dont la nature, à la manière finalement d’une « sagesse négative », est d’abord dans le procès.

Une façon de penser le progrès qui n’est pas si éloignée en définitive du grand héritier critique des Lumières, Adorno, dont nous examinions l’œuvre la semaine dernière… Nous espérons que l’Aufklärung et ses ramifications se clarifient peu à peu pour vous !

M. Philippe Büttgen (Université Paris I), que nous remercions une nouvelle fois, nous a apporté ses lumières ce matin, en compagnie de vos éclaireurs habituels, Aurélia Peyrical et Jim Gabaret, et d’un lecteur lumineux, Augustin Guillot.

Selma Mehyaoui à la régie.

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